Ma Présentation

Ma Présentation
Vous voulez en savoir plus sur moi ? Lisez donc ce qui suit...

Je m'appelle Sarah, j'ai 18 ans et je suis Belge, j'habite à Wavre depuis toujours.
Je suis étudiante [En rhéto] en Sciences Sociales, après je me dirigerai certainement vers des études d'institutrice primaire.
J'ai une soeur et un frère, tous les deux beaucoup plus vieux que moi, mais j'ai perdu mon frère il y neuf ans et demi, il est décédé dans un accident de voiture.

J'ai décidé de faire ce blog pour faire partager mon parcours qui m'a mené jusqu'au by-pass... Mais j'ai aussi un autre blog, sur lequel je m'exprime, je raconte ma vie (Cliquez ici)

B
onne lecture

# Posté le samedi 29 septembre 2007 07:57

Modifié le dimanche 11 novembre 2007 11:31

Ma vie avant d'envisager l'opération

Ma vie avant d'envisager l'opération
Lorsque j'étais toute petite j'étais bien ronde mais pas encore obèse. A l'âge de 5 ans j'ai perdu mon papa, et là j'ai commencé à prendre du poids...
Ont
suivi les décès de mon grand-père, du papa de ma marraine (qui était un peu comme mon deuxième papa), d'un ami de la famille et ensuite mon frère est décédé quand j'avais 8 ans et demi, suite à sa mort j'ai pris beaucoup beaucoup de poids, je compensais son manque par la nourriture !

Depu
is je n'ai plus arrêté de grossir, quand j'étais petite je mangeais quand je m'ennuyais mais plus maintenant, c'est fini ça, mais je continue quand même à grossir.

I
l y a deux ans et demi j'ai décidé de me prendre en main, j'avais atteind un certain poids (que je ne me sens pas encore prête à citer sur un blog) et je trouvais que ça commençait à aller trop loin. Ma maman et moi décidons donc d'aller chez une diététicienne, nous la voyons pour la première fois en janvier 2005, elle m'envoie mon "plan alimentaire" par mail, je commence le régime et je la revoit en février de la même année, j'avais perdu très peu de poids, elle me dit "C'est normal et c'est mieux qu'ils ne partent pas trop vite". Après ce rendez-vous je décide de ne plus aller chez elle, après tout à part me peser elle n'a rien fait d'autre. Mais je continue mongime, et ce jusqu'au mois de juin 2005 à ce moment là j'avais perdu 11-12 kg mais ça faisait déjà 3-4 mois que je ne perdait plus rien, j'étais dégoûtée ! Je décidais donc d'arrêter le régime pendant mes examens, mais je ne l'ai jamais repris

J'ai donc perdu 12 kg pendant le régime et j'en ai repris 15 à ce jour.

# Posté le samedi 29 septembre 2007 08:19

Modifié le dimanche 11 novembre 2007 11:25

Le "oui" tu peux le faire

Depuis l'année dernière je cogitais, je réfléchissais beaucoup aux avantages et aux inconvénients de l'anneau, mais comme j'étais mineure je ne pouvais pas être opérée, et je savais très bien que ma maman ne serait pas d'accord que je fasse cette opération tant que j'habite chez elle.

Début d
e cette année je décide quand même de parler de l'opération à ma maman, elle n'est évidemment pas d'accord, elle a beaucoup trop peur qu'elle se déroule mal et qu'il ne m'arrive quelque chose.
Ma
is un jour, à mon grand étonnement elle me dit "Fais ce que tu veux pour l'opération mais fais attention" En fait, ce jour là j'étais de nouveau extrêmement mal dans ma peau suite aux remarques de certaines personnes de l'école et elle a vu qu'il fallait qu'on fasse quelque chose étant donné que les régimes ne marchent pas.

J'en
parle donc un peu à mon entourage, personne n'est d'accord avec moi ou presque, ma soeur est contre cette opération car elle a peur de me perdre, idem pour la plupart de mes "amis" qui me disent à quel point je suis inconsciente de faire cela etc etc... Je décide de ne pas les écouter et pour une fois je joue à l'égoïste, après tout c'est moi qui suis mal dans ma peau, pas eux !
Le "oui" tu peux le faire

# Posté le samedi 29 septembre 2007 08:41

Modifié le dimanche 11 novembre 2007 11:24

Le 1er rendez-vous avec la femme du chirurgien

Le 1er rendez-vous avec la femme du chirurgien
Ma soeur connaît deux personnes qui ont été opérées par un chirurgien (le docteur Majérus) qui exerce dans un hôpital proche de chez moi (La Clinique St Pierre à Ottignies), nous décidons donc d'aller le voir et ma maman prend rendez-vous. Lors de ce coup de fil il lui dit que lors du premier rendez-vous nous ne le rencontrerons pas mais que c'est son infirmière (qui est également sa femme) qui nous recevra car elle se charge d'ouvrir le dossier.

Le
rendez-vous est fixé au 21 mai 2007, ce qui m'a fort étonné car le coup de fil et le rendez-vous furent trèèès proches. Ma soeur décide de nous accompagner et d'entrer avec nous dans la cabinet de l'infirmière afin de voir ce qu'elle va "raconter" et afin d'essayer de se rassurer.
La d
ame nous fait entrer pile poil à l'heure qui était fixée, première impression très bonne, elle est très gentille, je me met à espérer que son mari est aussi sympathique qu'elle. Je me suis donc entretenue pendant environ une heure avec elle, elle m'a mis en confiance. Alors que je suis généralement très timide, j'étais très à l'aise avec elle.
Elle
m'a expliqué les deux types d'opération que je peux envisager : l'anneau et le by-pass.
Je m'étais évidemment dérenseignée pas mal sur ces deux orations, et quand j'en parlais à ma maman elle me disait qu'elle était d'accord pour l'anneau mais surtout pas pour le by-pass car c'est une plus grosse opération que l'anneau.
D
onc, dès que l'infirmière a prononcé le mot "by-pass" ma maman lui a dit qu'elle ne voulait pas en entendre parler, mais la gentille dame lui a répondu qu'elle était obligée de nous expliquer les deux techniques. Elle a donc expliqué, après ses explications maman a changé d'avis et pendant que la femme était au téléphone elle m'a dit qu'elle était plutôt plus pour le by-pass que pour l'anneau.
J'avais moi aussi changé d'avis, et ma s½ur était également plus d'accord pour le by-pass que pour l'anneau.

# Posté le samedi 29 septembre 2007 08:55

Modifié le dimanche 11 novembre 2007 11:23

Qu'est-ce que le "by-pass" ?

Qu'est-ce que le "by-pass" ?
Technique opératoire

In
troduite et développée par Mason, en 1969, cette intervention associe une réduction de la capacité gastrique et une petite malabsorption. Elle consiste à faire une trans-section verticale de l'estomac de façon à isoler une poche proximale de capacité restreinte (10 à 30 ml) arrivent les aliments. Séparée du reste de l'estomac, celle-ci est ensuite reliée directement au jéjunum par l'intermédiaire d'une anastomose gastro-junale sur anse en Y (voir schéma). Les aliments passent ainsi directement dans l'intestin en court-circuitant non seulement la plus grande partie de l'estomac (d'où le nom de l'intervention) mais également le duodénum et le jéjunum proximal.
Trè
s en vogue aux Etats-Unis, cette intervention est très délicate, notamment pas coelioscopie et le risque opératoire est plus élevé que celui des gastroplasties par anneau ou par agrafage. Il s'agit en effet d'une procédure qui requiert deux anastomoses dont l'une techniquement difficile à la partie haute de l'estomac, d'accès peu aisé chez l'obèse, d'où un taux de fistules anastomotiques qui est de 2 à 4% et une mortalité opératoire qui est de l'ordre de 0,5 à 1 %.
E
n revanche, elle induit une perte de poids plus rapide et plus importante qui s'explique par trois mécanismes: une restriction alimentaire liée à la petite poche gastrique et au passage très rapide des aliments dans l'intestin, une malabsorption intestinale dont le degré est fonction de la longueur du jéjunum exclu et un « dumping syndrome» (malaise avec tachycardie) qui entraîne une réaction d'aversion envers les aliments sucrés.

Suites opératoires

Un
bon suivi médical pendant les premières années est primordial. En général le chirurgien voit son patient tous les 3 mois pendant la première année. Ensuite une consultation tous les 6 mois doit suffire. Il faut surveiller attentivement les carences ou troubles pouvant survenir durant toute la période d'amaigrissement et la stabilisation.
Deu
x ans plus tard, la perte pondérale moyenne est de plus de 70 % de l'excès de poids initial et le taux de succès de l'intervention (perte supérieure à 50 % de l'excès de poids initial) est de 90 % en cas d'obésimorbide (BMI inférieur à 50) et de prés de 50 % pour les patients atteints d'obésité morbide (BMI supérieur à 50). Un petit regain de poids peut être obser au-delà de la deuxième année mais dans la grande majorité des cas, la perte de poids obtenue se maintient avec le temps. Par ailleurs, le by-pass gastrique améliore rapidement le métabolisme du glucose, comme le montre ltude de Pories, qui rapporte une guérison du diabète préopératoire dans 80 % des cas, même quand la perte est de moins de 50 % du poids en excès.

Avantages & Inconvénients du by-pass

Un
avantage important est le confort alimentaire. En effet, le by-pass gastrique est nettement moins contraignant que les méthodes restrictives. Les patients peuvent manger de tout mais en petite quantité comme aps une gastrectomie totale et il n'y a habituellement pas de diarrhée, de vomissements ou d'oesophagite par reflux. De plus, l'alimentation passe beaucoup mieux, et il est même possible de boire un peu pendant le repas, contrairement à la gastroplastie (avec un anneau, si vous buvez, ça remplacera votre nourriture...). La mastication est néanmoins un élément important pour bien s'alimenter: la digestion commence avec la salive!
Le
«dumping syndrome » (malaise avec tachycardie: le patient transpire fortement et est pris d'une grosse fatigue. Ce malaise passe après une phase de repos de 30 à 45 minutes. Ce phénomène est dû à un ingestion de matière dense en sucre) est le seul inconvénient fonctionnel de cette technique mais, d'une part, il est inconstant et, d'autre part, il peut être contrôlé par une alimentation pauvre en glucides et de plus, dans la majorité des cas, il s'amende avec les années. Enfin, bien qu'il puisse être incommodant, il est souvent très bénéfique car il contribue à la perte de poids et à son maintien.
Il arrive également que l'opéré sente un "blocage", qui se produit lors d'ingestion de nourriture trop rapidement, provoquant une douleur assez violente au niveau de sternum , et des spasmes pouvant durer jusqu'à 20 minutes. Il y a deux possibilités: soit la nourriture est régurgitée , soit elle est est digérée normalement... Il faut éviter de ce mettre dans cette situation durant les trois premiers mois de la convalescence post-opératoire, afin de ne pas provoquer de complications au niveau de la cicatrisation interne
Un autr
e inconvénient notable lié au by-pass du duodénum et des premières anses jéjunales, est le risque de carences nutritionnelles, notamment en fer, en calcium, en folates et en vitamine B12, mais celles-ci peuvent être évitées et contrôlées en grande partie par la rigueur du suivi et par la prise régulière de suppléments en vitamines et en oligo-éléments.
Un
dernier problème est le devenir et la difficulté d'exploration de la poche gastrique exclue. En effet, elle n'est accessible ni à l'exploration endoscopique ni au transit radio opaque.

Pour qui ? Pour quoi ?

Comparé aux procé
dures restrictives, le by­pass gastrique est plus efficace en termes de perte de poids et le succès de l'intervention dépend beaucoup moins du patient car les contraintes alimentaires sont nettement moins importantes (par rapport à l'anneau qui transforme votre estomac en sablier, le by-pass permet d'avoir un système de malabsorption. C'est à dire qu'en plus de la quantité d'aliments qui est limitée, le corps absorbera moins de calories). En revanche, le geste chirurgical est techniquement plus difficile non seulement à « ventre ouvert » mais surtout par coelioscopie, d'où un risque chirurgical qui est un peu plus élevé. Pour certains auteurs cette intervention représente l'étalon or, notamment aux Etats-Unis, mais du fait du risque encouru, il est raisonnable de la réserver à certaines indications: en premier lieu, les hernies hiatales non réductibles, les oesophagites sévères, car dans ce cas le by­pass gastrique permet non seulement d'obtenir une perte de poids substantielle, mais de plus, il est similaire à une diversion duodénale totale, ce qui supprime le reflux. Viennent ensuite les contre-indications des procédures restrictives: absence de sensation de satiété, troubles graves du comportement alimentaire et les patients qui ne veulent pas de contraintes alimentaires draconiennes.

Les
« sweet eaters », c'est-à-dire les patients ressentant une attirance particulière pour les aliments sucrés liquides ou semi liquides à haut pouvoir calorique (sodas, crèmes, desserts...) ont été des sujets d'études. Plusieurs d'entre elles montrent en effet que ces personnes perdent moins de poids après une gastroplastie qu'après une dérivation gastrique. C'est pourquoi il est suggéré de leur proposer d'emblée un by-pass parce que le dumping syndrome associé entraîne une réaction aversive envers ce type d'aliment.

Les super obèses (BMI égal ou supérieur à50 kg/m²) sont des patients chez lesquels un by-pass gastrique peut être discuté d'emblée. La présence d'un diabète instable, difficile à équilibrer est également un argument en faveur du by-pass gastrique. Celui-ci permet en effet dans plus de 80% des cas de guérir rapidement et durablement le diabète assocà l'obésité. Les autres indications du by­pass sont les reprises chirurgicales pour échec ou complications après une première gastroplastie: sténose du chenal d'évacuation et/ou oesophagite sévère après une gastroplastie verticale bandée; dilatation non réductible de la poche gastrique proximale lorsque celle-ci est secondaire à des excès alimentaires et enfin absence d'amaigrissement ou reprise pondérale a long terme lorsque ces échecs sont le fait d'une adaptation alimentaire. En effet certains échecs sont secondaires à des problèmes chirurgicaux: anneau gastrique placé trop haut, re-perméation de la ligne d'agrafes et dans ce cas une correction du montage chirurgical initial peut parfois être proposée.

Conseils

P
our éviter tous soucis lors d'une hospitalisation future ou chez un scialiste, il est vivement conseillé de demander une copie du compte rendu opératoire (1 page généralement) à votre chirurgien et l'avoir toujours sur soi. Ceci afin de permettre au médecins qui vous soigne de prendre en compte votre gastroplastie dans son diagnostic et/ou traitement.

Après intervention, éviter tous les médicaments gastro-toxiques, (anti-inflammatoires par voie orale ou en piqûre). Un bon réflexe peut être de demander à son chirurgien une lettre à son généraliste: les médecins ne savent pas tous ce qu'implique une gastroplastie par anneau ou by-pass.

La perte de poids peut staler de 12 à 18 mois suivant le patient, avant d'atteindre le poids idéal après une gastroplastie. Mais il ne faut pas perdre espoir, il y aura sûrement des paliers, le corps s'affine au fil du temps.


# Posté le samedi 29 septembre 2007 09:17

Modifié le dimanche 11 novembre 2007 11:19